parens et enfants complices
MON REGARD
septembre 17, 2026

Débora Faverolle

Photographe de famille lifestyle.

Yvelines

Il y a deux visages à septembre.


Le premier, je l'aime beaucoup : les cartables encore neufs, les matinées qui commencent à mordre un peu plus froid, cette envie presque physique de tout reprendre sur de bonnes bases.

Le second est plus rude : les listes de fournitures interminables, les emplois du temps à faire tenir ensemble, les activités à inscrire avant qu'il ne soit trop tard, les nouvelles habitudes à installer alors qu'on n'a pas fini de digérer les vacances.

Et quand une activité professionnelle vient s'ajouter à tout cela, septembre devient vite le mois le plus dense de l'année (et parfois, pour certains enfants, notamment les tous petits, ces changements sont plus difficiles - mpedia.fr propose des pistes concrètes pour accompagner les petits soucis de la rentrée).

Voici ce qui m'aide, année après année, à traverser cette période sans m'y épuiser.

Ne retenir qu'une ou deux priorités

Vouloir tout faire passer en premier revient, en réalité, à ne rien prioriser du tout. Alors chaque rentrée, je me pose une seule question : qu'est-ce qui compte vraiment pour nous, cette année ?

Une réponse. Deux, tout au plus. Pas davantage.

Ce repère devient précieux dès que les demandes se multiplient : l'activité sportive qu'on nous présente comme incontournable, l'engagement associatif de dernière minute, l'invitation qu'on culpabilise déjà de refuser. Avec une priorité claire en tête, dire oui ou non devient beaucoup plus simple, et surtout beaucoup moins culpabilisant.

Préserver un moment où le rythme retombe

Il ne s'agit pas de dégager de grandes plages de temps libre - en septembre, ce serait illusoire. Il s'agit plutôt de garder, chaque semaine, un rendez-vous fixe où l'on ralentit vraiment.

Un dîner sans téléphones posés sur la table. Une soirée volontairement vide, sans activité prévue. Un matin où l'on prend dix minutes de plus pour jouer avec les enfants, sans se presser. Ce sont des détails, en apparence. Mais ce sont souvent ces respirations-là qui permettent de tenir toute la saison, pour vous comme pour vos enfants.


Maman et ses garçons jeux

Se méfier de l'emploi du temps trop chargé

Un agenda rempli du sol au plafond n'est pas un signe de réussite. C'est une phrase que je me répète volontiers, parce que la tentation est forte, en début d'année scolaire, de vouloir caser l'école de musique, le sport, les copains, les devoirs - et, quelque part au milieu, les moments "pour soi" qu'on n'ose déjà plus revendiquer.

Or les enfants ont besoin de plages vides. De pouvoir inventer un jeu sans qu'on le leur propose, de s'ennuyer un peu avant de trouver quoi faire d'eux-mêmes. Et vous, très certainement, avez besoin de ces mêmes marges dans votre semaine.

Ce sentiment que le temps file sans qu'on le voie vraiment passer, je le retrouve d'ailleurs à tous les âges - je m'y attarderai plus longuement dans un futur article sur le fait de prendre le temps de voir grandir ses enfants.

Une rentrée n'a pas à être réussie, juste vivable

C'est peut-être l'idée à garder de tout cela : on ne doit rien "réussir" en septembre. On cherche simplement un rythme où toute la famille peut souffler, y compris au cœur du tourbillon.

Et s'il vous reste, malgré tout ce mouvement, l'envie de garder une trace de cette rentrée précise - ce cartable-là, cet âge-là, ce sourire un peu inquiet ou au contraire tout excité de la première journée - c'est aussi pour cela qu'existe une séance photo en famille : un prétexte pour ralentir, l'espace d'un instant, et mieux se souvenir de tout le reste.


Merci d'avoir lu jusqu'ici — si cet article vous parle, n'hésitez pas à me le dire en commentaire

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